Normalement, l’acupuncture doit supprimer immédiatement le besoin de fumer. Vous n’arrêter pas avec une méthode substitutive qui sèvre progressivement, ni par un acte de votre propre volonté sans aide qui vous amène à endurer une épreuve pénible voire terrible, mais avec une désintoxication pure et simple, et par un mécanisme du tout ou rien.


LA DIFFERENCE ENTRE LE BESOIN ET L’ENVIE
Apprenez à faire la différence en vous :


LE BESOIN
Dans l’arrêt brutal du tabac de façon volontaire, ou par une méthode substitutive, il est fréquent de ressentir les signes caractéristique du manque : l’énervement et l’obsession.

L’énervement : " vous êtes comme un lion en cage ", vous êtes énervé, irritable, vous ne tenez pas en place, vous vous emportez pour rien. Les symptômes physiques du manque vont crescendo de jour en jour pour atteindre des pics durant 3 semaines à un mois, parfois davantage. La rechute est fréquente durant cette période difficile à supporter pour l’ex fumeur. L’entourage aussi souffre au point que j’ai entendu plus de 300 fois cette histoire : " Mon épouse n’en pouvait plus de mon agressivité, de mes hurlements…Elle en avait tellement marre qu’elle à ramené un paquet de cigarettes à la maison en me disant qu’elle préférait que je fume que de voir dans cet état. "

L’obsession : "Je ne pense qu’à ça. ", Vous n’avez qu’une idée en tête : allumer une cigarette et fumer.Certains gros fumeurs, "au moins 2 paquets par jour ", se réveillent la nuit avec le besoin de fumer. Ils en rêvent. Fumer devient une idée fixe d’autant plus difficile à éliminer que vous vous ennuyé, ou que vous vous trouvez dans un environnement tabagique. L’obsession peut même évoluer vers une nostalgie déprimée ;
Ainsi ? Énervement et obsession se comportent comme 2 tortionnaires qui se tiennent la main pour harceler ces fumeurs héroïques ayant la sincère intention d’arrêter. Seulement un quart d’entre eux, résistent au besoin, les ¾ restant craquent dans les 15 premiers jours de sevrage ou au bout d’un mois, un mois et demi. Durant cette période, la personne ne tient que par sa volonté, en menant un combat incessant contre les troubles physiques et psychiques provoquée par le manque de nicotine. Le besoin fait que face à une cigarette, l’ex fumeur se crispe, ressent la nécessité de se cramponner au bras du fauteuil… Certains disent : " Il faut se tenir la main pour l’empêcher de plonger dans le paquet ".

Cette période infernale peut durer des mois, voire 2 ans comme j’ai pu l’observer chez un chauffeur routier qui à l’age de 55 ans avait décidé d’arrêter net du jour au lendemain ses 2 paquets par jour, par ses propres moyens. 2 ans de souffrance, avec des prises de poids s considérables, jusqu’à ,20 Kg. Mais ce n’est pas la peine de souffrir à ce point et de s’imposer le martyre. Nous ne disons pas qu’il soit impossible d’arrêter de fumer seul sans trop d’encombres. Mais si des difficultés apparaissent, pratiquer une séance d’acupuncture, permet de passer le cap de façon confortable. C’est un joker que l (‘on peut utiliser quand on veut. Même dans le cas ou l’on choisit de diminuer progressivement le nombre de cigarettes fumées chaque jour. L’acupuncture peut-être pratiquée uniquement lorsque l’on décide de ne plus en fumer du tout, y compris à la fin d’un traitement substitutif, après la dernière ou application de gommes, patchs…

L’ENVIE

 Parmi les cigarettes fumées dans la journée, certaines sont prises par envie et non par besoin. L’envie est produite par l’assuétude, autrement dit l’habitude de consommer et de se comporter avec la cigarette, ce qui est bien distinct de l’accoutumance. L’envie engage à se dire : " Tiens, je m’en fumerai bien une ". C’est un caprice, on voudrait se faire plaisir, comme boire un café, se délecter d’un morceau de chocolat, ou siroter un apéritif Lorsque après l’acupuncture, on éprouve ces tentations de caprice, c’est là qu’il faut être attentif, et boire un verre d’eau ou utiliser les autres trucs, (voir plus loin).


LES SIGNES DE LA REUSSITE

Apres l’acupuncture il suffit d’une séance, et le cas échéant, un ou deux séances supplémentaires pour n’avoir à contrôler que les envies, le besoin n’existant plus. Ces envies de fumer peuvent se manifester de 0 à 6 fois par jour, mais contrairement à l’obsession liée au besoin, elle ne dure que 1 à 3 mn et disparaissent en s’espaçant, en s’estompant au bout de 15 jours, parfois 1 mois. Si dans la première semaine de sevrage, ces envies se font chaque jour ressentir un peu moins, on est sur la bonne voie. En revanche, si dans les quinze premiers jours, il subsiste de symptômes physiques d’énervement, même mineurs mais suffisamment troublants pour perturber la sérénité et si les envies se transforment en idée fixe, il ne faut as hésiter à faire une séance d’acupuncture de rappel.

LE DERAPAGE

Dans les 3 premiers jours de sevrage ou le week-end qui suit, l’ex fumeur peut-être pris d’une espèce de pulsion, non pas dictée par le besoin mais par une envie soudaine de lever l’interdit, de tenter le diable et de mettre fin purement et simplement à la décision d’arrêter de fumer par un geste impulsif, soi disant irréfléchi.
La personne ne souffre ni de manque physique ni de manque psychique. On peut alors penser que la reprise du tabagisme est du à une motivation insuffisante voire absente. Mais curieusement, certains reviennent consulter pour faire une séance de rappel et avouent : « ouais, j’ai fumé, je ne sais pas pourquoi… ! « Dans ce cas particulier, il convient de tester la motivation véritable du fumeur ou l’inviter à revenir plus tard après avoir réfléchi et bien étayé sa décision.

LA MANIE DU GESTE

Beaucoup de cigarettes sont prises par réflexe automatique, par exemple quand le téléphone sonne, quand on fait un break ou un feu rouge…

Dans toutes ces circonstances, le fumeur ne réfléchit pas quand il prend sa cigarette. Cette habitude gestuelle est du au fait de toujours avoir une cigarette à la bouche ou entre les doigts avec des tics, des manières ou des attitudes. Le fumeur croit que ce comportement fais partie de sa personnalité : " fumer c’est comme une deuxième nature ! " Ce sentiment est tellement fort que certaines personnes désirant d’arrêter de fumer ne redoutent pas tant le manque de nicotine que le fait de se trouver décontenancées sans la gestuelle de la cigarette. En réalité, il n’en est rien.

L’habitude gestuelle n’est pas un obstacle important. D’abord parce que les habitudes gestuelles autant que l’automatisme vont s’éteindre rapidement entre 4 et 10 jours. Ensuite, lorsqu’on choisit le sevrage tabagique par l’acupuncture, le ressenti n’est pas le même avec d’autres m méthodes. Le geste s’efface très vite pour laisser place à des attitudes sans la cigarette identique au non-fumeur. Au bout d’une dizaine de jours environ, l’ex-fumeur oubli ses gestes avec la cigarette et recompose d’autres attitudes. C’est la preuve que ces attitudes gestuelles de la cigarette n’appartiennent pas à notre personnalité.

Pour le fumeur, la cessation de l’automatisme s’ensuit d’une sorte d’enthousiasme et même d’euphorie tellement il ravit de ne plus être dépendant gestuellement.
On comprend à travers cela que finalement c’est le besoin qui était le moteur invisible de la gestuelle automatique et de l’attitude.

TROMPER LE REFLEXE :


Dans les premiers jours de sevrage, on peut être amené à mâchouiller un bâton de réglisse ou à mordiller un capuchon de stylo ou une allumette. Ces conseils sont surtout nécessaire aux gros fumeur (2 paquets et plus par jours). Ils aident aussi les personnes qui arrêtent de fumer seules, sans aucune m méthode. Cet artefact leur permet d’endurer plus facilement le manque.

A savoir :

Si les personnes qui ne fumaient qu’un paquet par jour ( c’est déjà beaucoup) conservent longtemps le réflexe gestuel, cela signifie qu’elles ne sont pas réellement désintoxiquées du tabac. Le choix de la méthode de sevrage tabagique doit alors êtres reconsidérée et une séance d’acupuncture envisagée.



LA CONTENANCE

Marianne, qui vient d’arrêter de fumer, à beaucoup de mal à s’imaginer seule à la terrasse d’un café sans sa cigarette à la bouche : "Je vais avoir l’air con. Qu’est-ce que je vais pouvoir faire. " Cette crainte est très fréquente chez les fumeurs et provient souvent d’une timidité non avouée de se présenter en public, car le fait de rompre brutalement avec l’axe de fumer à pour effet de mettre à nu le fumeur. Il à le sentiment qu’il lui manque quelque chose.

LA SOLUTION

Pour faire fa ce çà cette solution mineure "elle est davantage une crainte redoutée avant le sevrage qu’une réalité ", il convient de réagir comme si on devait surmonter une timidité. Pour cela, il faut apprendre à minimiser l’attention et le regard que les autres portent sur vous. 2 exercices simples peuvent vous aider à vivre cette situation :

1er exercice : Il consiste à sortir de vous-même et être davantage dans les autres : regarder toutes ces personnes qui entrent dans le café ou le restaurant ou voue tes installe et observez les avec un sentiment de bienveillance, sans jugement ; Vous constaterez que beaucoup sont préoccupées par l’image qu’elles veulent donner d’elles même ; Pendant ce temps d’observation, vous n’avez pas ressenti de gène car tourné vers les autres, vous étiez moins obsédés par votre propre image.

2eme exercice : Il vous invite à vous centrer à l’intérieur de vous-même : ou que vous soyez, assis, couché, debout, en train de marcher ou de parler, faites un bond brutal dans la prise de conscience de votre corps le plus intensément possible. Sentez chaque partie de votre corps : les pieds posés sur le sol, les fesse étalées sur votre chaise, les bras sur les accoudoirs, le dos soutenu par le dossier de votre siège, ma poitrine en contact avec vos vêtements, les mains, les yeux… e si vous etes en activité, prenez conscience de chacun de vos gestes, de chacun de vos mots sortant de votre bouche. Dans le même temps, restez naturel de façon à ce que cette observation sur vous-même ne modifie pas vos gestes, ne ralentisse pas le rythme de vos mouvements ni de vos paroles. Cette technique qui vient d’orient était aussi utilisée par le vikings avant le combat pour mobiliser toute s leurs forces. Pour vous, elle est utile à faire cesser le mental et à trouver en vous les ressources de l’équanimité "sans peur et sans reproche ".

La cigarette est passée de mode

Si jusqu’ a la fin des années 80, fumer, était chic et sexy, depuis l’an 2000 et même un peu avant, ça l’est beaucoup moins. Tenir une cigarette à la main et être parfumé à l’odeur de goudron n’est plus du tout tendance.
Aujourd’hui le nec de la séduction et de l’élégance, c’est la pureté et le naturel, le teint frais et éclatant, les senteurs fleuries et les atmosphères légères et lumineuses…
Autant de critères qui n’ont décidément rien avoir avec la cigarette !